le jardin poétique

ALÉATOIRE

La beauté se veut toujours franche, douce et lisse. Elle est parfois agressive, piquante, pointue, comme une rose posée au sommet de sa tige. La beauté appelle à la contemplation. La beauté rend le jardinier humble, lorsqu’il doit travailler à genoux, parfois courbé en deux pendant de longues heures. Le jardinier modifie la nature, la corrige, la métamorphose. Il doit calculer avec la fertilité de l'humus, avec le cycle des saisons, avec le régime des pluies, la date des semailles, les rythmes de croissance et de floraison, avec les mille traîtrises de l'écologie. Il spécule sur l'aléatoire. 

BONHEUR

L’art du jardin est ce par quoi on cherche, non point à copier la nature, mais à se servir des éléments qu’elle lui fournit pour exprimer sa conception la plus haute du bonheur.

BOTANIQUE

Botanique, Botanê qui signifie «herbe, plante», désigne la science qui a pour objet l'étude des végétaux. Le jardin botanique permet la description de nombreux végétaux. Les études de terrain aident à comprendre les relations entre les plantes et leur localisation géographique, le sol ou la faune, et à prédire l'évolution des paysages selon les modifications climatiques, géologiques ou introduites par l'homme. Les études de laboratoire dévoilent le fonctionnement biologique des végétaux par l'analyse des phénomènes chimiques dont ils sont le siège ou des réactions aux influences physiques du milieu (lumière et photopériodisme, vent, température).

CADRAN SOLAIRE

Le déplacement de l'ombre au cours de la journée est lié au déplacement apparent du Soleil dans le ciel, lequel reflète la rotation de la Terre sur elle-même. Il est mesurable par les coordonnées solaires apparentes : angle horaire, hauteur ou azimut. On aura donc des cadrans d'angle horaire, des cadrans de hauteur (cadran de berger par exemple), et des cadrans d'azimut (« araignées »). L'heure indiquée par un cadran solaire est l'heure solaire, ou heure vraie, du lieu où il se trouve implanté : autrefois, cela convenait à tout le monde, dans la mesure où les déplacements étaient lents et où il n'y avait aucun moyen de diffuser l’heure. Le jour solaire n'est pas rigoureusement constant suivant les saisons : cette variation est traduite par l'équation du temps.

« Carpe diem : Cueille le jour présent »

« Souviens-toi de vivre », 

« Crains la dernière » ;

« Je n'indique l'heure que des beaux jours », 

« Sevel a ra an heol ewid an oll » (breton : « Le soleil se lève pour tout le monde ») ;

« Lou tems passo, passo lou ben »

« Καλη η ωρα » kali ora « Que l'heure soit belle »).

CÈDRE

Chaque cèdre possède son chant propre et son rythme. La brise peut murmurer au sommet de l'un et négliger l'autre. Ils se touchent et s'enchevêtrent encore plus étroitement depuis cette feuillaison printanière. Parfois une rafale anime leur âme végétative. Les branches se soulèvent, le houppier se torsade, les membres brassent l'air. L'un d'eux balbutie, et semble vouloir échanger avec l’autre. Mais la tentative dure peu, la ramure retrouve sa position initiale. Le tronc et les branches maîtresses essaient encore un mouvement qui ressemble à un dandinement. Les milliers d’aiguilles vert clair qui paraissent aux extrémités des branches au printemps, sont autant de fanions qui amplifient le murmure du vent. Ce sifflement qui survient à chaque instant, agit comme une présence éternelle. Je sens leur présence bienveillante et la musique du vent dans leurs aiguilles. Je guette le silence, la cadence, les motifs, les gammes de tons plus clairs de ces extrémités tout juste formées. Les deux cèdres ont fini par s’estomper dans la brume du matin. On ne distingue plus que la base des troncs confus encerclés de branches basses. Au sommet, une lumière plus chaude essaye de transpercer la brume sans y parvenir, si bien que les cèdres deviennent les pieds d’un géant dont le corps se perd dans le ciel. La clarté évolue par instants mais le voile s’épaissit davantage. Ce monde gris enveloppe l’ensemble du paysage.

CHANGEMENTS

La campagne est favorable aux enchantements et aux changements. Il suffit de suivre les variations du ciel, de la lumière, de sentir la force du vent et de la pluie, de se laisser porter par le rêve d’un matin de brouillard, avec les senteurs de la forêt de pins tout proches, qui émettent des odeurs de térébenthine. Puis, d’écouter les craquements dans le sous-bois où un chevreuil est de passage.

CITATIONS

Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l'éternité. [Gilles Clément] 

Un excellent jardinier vaut un excellent poète. [Alphonse Karr] 

Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles. [Christian Bobin] 

La beauté est un jardin sauvage... [Anne Rice] 

Le vrai jardinier se découvre devant la pensée sauvage. [Jacques Prévert] 

La rose est un jardin où se cachent des arbres. [Djalal-Eddine Roumi] 

Le jardin est une méditation à ciel ouvert, un secret révélé à qui le mérite. [Ghislaine Schoeller] 

CLASSIQUE

Un jardin français classique n'est que symétries et perspectives, parterres et plans d'eau, buis taillés, festons et fontaines. A l'inverse, le désordre savant d'un parc anglais, avec ses cascades et ses grottes, ses chemins sinueux, ses mélanges de fleurs turbulentes proposent un semblant de candeur. 

CONCEPTION

La conception du jardin est irrégulière et la végétation en apparence non domestiquée donne une impression de naturel. Les accidents du terrain sont conservés et exploités. Il y a une présence importante d’arbustes, de fourrés et d’éléments participant à sa décoration. 

CONTEMPLATION

Le jardinier s’en va dans son jardin. Il regarde et contemple, et le voyant venir, les chênes vénérables, le tilleul, les hêtres, les charmes, les érables, les pommiers lui font de grands saluts. Ayant fait quelques pas, il se penche au-dessus des fleurs mauves, des fleurs bleues. Elles agitent leurs bouquets lentement et disent : tiens, nous avons de la visite, c’est notre jardinier !

DÉLECTATION

« Le jardin installe dans l'espace fruste une minime géographie aménagée, légèrement dénouée de la nature. L'homme l'a créé non pour sa subsistance, mais pour sa délectation. Le jardin est inutile et convoité : ce sont les deux caractères à quoi justement ceux qui ne sont pas artistes reconnaissent volontiers les oeuvres d'art. Paysage infléchi et inséré dans le paysage naturel ou agricole. Clos parfois par des remparts, parfois par une haie, par un ruisseau ou un changement de pente, à l'extrême par la nuance, le dru ou le ras d'une herbe plantée, arrosée, entretenue : une presque absence une limite, mais qu'on distingue encore. Tant il est indispensable que soit visible ici l'endroit où commence l'industrie de l’homme ». Roger CAILLOIS

DRAGON VERT

Le dragon vert à l’est, accueille des énergies puissantes dès l'apparition du jour, il est d'énergie Yang. Il est constitué de végétaux à feuillage persistant. Le dragon vert est la croissance. Il protège et forme le côté opposé au jardin.  Quand le ciel est dégagé, quel bonheur d’observer, à l’est, dans la fraîcheur du matin, le soleil franchir la ligne d’horizon. Le dragon vert est limité aussi partiellement par une rangée de chênes et de hêtres. 

ÉNERGIE CONTRAIRE

Le jardinier traque les dépenses « d’énergie contraire » et de temps perdu à vouloir lutter contre la nature. Cet état d’esprit le conduit à observer plus et à jardiner moins, à faire le plus possible avec, et le moins possible contre. Grâce à ce précieux temps gagné, il peut mieux connaître les espèces, leurs comportements et leurs capacités naturelles. 

ERRANCE POÉTIQUE

Les chemins agrémentant le jardin incitent à flaner. L’itinéraire n’est pas balisé : la promenade dans le jardin laisse une grande part à la surprise et à la découverte. Il n’y a pas d’allées rectilignes guidant les pas du promeneur mais plutôt une sorte « d’errance poétique ». Ce type de jardin n’est pas un lieu clos, il se veut paysage. 

ESPACE RESTREINT

Le jardin Japonais dans un espace restreint est une réduction du monde : montagne, lac, forêt, plaine, temple. Cette allégorie de jardin microcosme trouve sa place à travers tous les continents. 

ESPACE-TEMPS

Le jardin est un lieu qui permet de développer un projet et une démarche dans lequel on s’exprime. Dans le jardin on développe la notion de l’espace-temps, de l’espace du terrain combiné avec le temps du végétal et le temps du jardinier qui apprend à utiliser son œil pour observer tout ce qui change dans son jardin.

ÉTANG

C’est une étendue d'eau douce stagnante et colonisée sur toute son étendue par des végétaux s'enracinant sur le fond, plantes aquatiques flottantes : les nymphéas. Un étang est un écosystème aquatique, un biotope qui dispose d'une interaction entre la faune aquatique (poissons, invertébrés, larves), les plantes aquatiques incluant les plantes de surface, et les micro-organismes comme les bactéries. Ce matin, un voile de grisaille enveloppe l’étang. Des nuages bas s’accrochent aux arbres, une vapeur froide montant du sol brouille les contours et tandis que cette humidité s’élève lentement, le ciel bas tombe, de plus en plus lourd. La terre mouillée et l’air trempé semblent se rejoindre dans une composition imprécise où tout est à la fois solide, liquide et gazeux.

ÉTANG

La haie et l’étang sont des « pièges » à énergie. La température d'un bocage au bord d’un étang, est de 4 degrés supérieure à celle d'une campagne ouverte. Cette fonction calorique, jointe à l'effet coupe-vent, améliore le développement des éco-systèmes.

ÉVOLUTION

Comme tous les espaces vivants, le jardin se trouve soumis à une évolution résultant d’une interaction dans le temps. La tâche du jardinier revient à interpréter ces interactions pour décider quel genre de « jardinage » il va entreprendre, comment va s’équilibrer la balance entre l’ombre et la lumière, comment les différentes espèces de végétaux vont s’agencer.

FANTASMAGORIE

L'art du jardin est le plus ambigu, le plus difficile, en même temps que le moins saisissable de tous. Un jardin n'est fait que de la nature même et doit cependant s'en écarter par une ostensible ou délicate altération qui précisément le rend jardin. Le jardin de Circé ou d'Armide, est fantasmagorie, à la fois canton de nature et tableau destiné à enchanter le regard ou tapis pour accueillir et honorer le visiteur. Un jardin est domestique et improductif : ni savane (ou toundra ou maquis) ni potager (ou moisson, verger, pépinière). Ni non plus terrain vague, qui signifierait qu'il est abandonné. Il exige beaucoup de soins et promet un plaisir permanent.

FENG SHUI

Le dragon, le phénix, le tigre et la tortue sont les côtés d’un carré qui contient un cercle dans lequel circule les énergies avec le serpent au centre, qui donne force et protection.

La maison Feng Shui, maison en recherche d’harmonie et d’équilibre, respecte les lois de l’équilibre visuel et spatial. Les points cardinaux sont présents et symbolisés par la tortue noire, le dragon vert, le tigre blanc, le phénix rouge pour les points cardinaux avec le serpent enroulé au centre, où se place la maison. Dans cette philosophie, le jardin est conçu comme un lieu de ressourcement avec des parties protégées du vent. Les jeux de lumière s’animent à travers le feuillage et les vibrations de la lumière aident à être en résonance avec l’environnement. 

FORCE

Le jardin enseigne l'espoir et la force de la vie, l'espoir de voir renaître les plantations au printemps, l’espoir qu’il est toujours en vie, après le sommeil de l’hiver. Devant la force de la vie et l'émerveillement de ces miracles permanents, il enseigne la générosité, la patience, la mesure et le respect pour la vie, l'attention profonde, la révélation du temps cyclique, immuable. 

GARDEN

La clôture permet de différencier le jardin du champ cultivable et d'en faire un espace à part dans la nature, qu'elle soit sauvage ou cultivée. Cette caractéristique trouve sa source dans l'étymologie même du terme : garden, ce qui garde. 

GIARDINO SEGRETO

Dès la fin du Moyen Âge, le jardin s'ouvre sur le monde extérieur. À la Renaissance, si le giardino segreto, entièrement ceint de murs et installé à l'écart de la composition principale, se présente comme le prolongement de l'enclos médiéval, l'aménagement de vues et percées sur le paysage permet d'instaurer un dialogue entre création humaine et nature. 

GRAND-PÈRE

Dès que je franchissais la porte du jardin, c'était l’abondance d’odeurs et de sensations. Entrer dans le jardin était pour moi comme entrer dans un sanctuaire. Dans le quartier, le jardin avait la réputation d'être le plus beau ; je n'ai jamais comparé, donc je peux l'affirmer, mais pour moi il était idyllique. Pruniers, cerisiers, pêchers, poiriers nombreux et variés, groseillers, cassissiers, nous fournissaient les fruits. Tous les légumes cultivés avec un soin infini donnaient en abondance et se succédaient au fil des saisons. Un puits dont il fallait pomper l'eau à la main, se déversait dans un bac en béton. On ne devait pas arroser les précieux légumes à l'eau froide, et pas à n'importe quelle heure non plus ! Pas plus que nous ne devions marcher ailleurs que sur les planches de bois insérées entre les rangs de légumes pour éviter le compactage du sol. 

GRAVITÉ

Les plantes sont capables de percevoir la lumière et la couleur. Elles perçoivent aussi la gravité : quand elles sont couchées par un événement extérieur ou par un affaissement naturel, elles se redressent à la verticale. Elles savent réagir à des contacts mécaniques par des influx électriques qui ne diffèrent pas de ceux qui circulent dans le système nerveux d'un animal. 

HAIE

La haie est bénéfique à toutes les saisons : en été, le sol se dessèche moins et la rosée est plus importante ; en hiver elle constitue un obstacle très efficace contre les vents forts et les déplacements d'air froid. Ainsi, été comme hiver, la température à proximité d’une haie est plus clémente. 

Dès le Moyen-Age, les forêts ont été déboisées pour faire place aux cultures. Néanmoins, chaque parcelle conservait sur son pourtour, une bande de végétation. Celle-ci permettait de délimiter le terrain. Avec l'ère de la mécanisation de l'agriculture, les haies sont devenues gênantes, délimitant des champs trop petits. En France, l'apogée de leur suppression remonte aux années soixante. Lorsque le remembrement à été décidé, c'est plus de 400 000 Km de haies qui ont été arrachées. La haie est un vrai lieu de vie qui offre non seulement un abri sûr, mais aussi de la nourriture à toutes sortes d'animaux, son feuillage et ses épines les mettent à l'abri des intempéries, des regards indiscrets et des prédateurs. Les oiseaux, les mammifères et les invertébrés qui la fréquentent forment avec elle une chaîne alimentaire complète. C’est un écosystème. 

HARMONIE

L’esthétique et l’harmonie sont primordiales : les points de vues, les passages, les circulations doivent s’intégrer dans le jardin, sans le contrarier. Le tracé du plan d’eau induit un parcours pour le promeneur.

HERBACÉES

Les espèces herbacées à cycle court : annuelles, bisannuelles (coquelicots, bleuets, nielles, nigelles, digitales, molènes, résédas) disparaissent sitôt leurs graines formées. Elles réapparaissent à la faveur des accidents du terrain, dans les sols retournés, là où les graines, disséminées par le vent, parviennent à germer.

HORTUS

Le mot jardin est d’origine germanique « gard » qui donne garden en anglais ou gardin en normand. L’autre origine est latine “hortus” qui donne horticulture. 

Le jardin désigne un espace réservé, un terrain personnel, un enclos de petites dimensions. Un parc prend le nom dhorti ou d'hortuli, c’est-à-dire un ensemble de surfaces dont chacune était un jardin. De son origine seigneuriale, le parc conserve une idée de grandeur, le jardin, au contraire, évoque des endroits plus petits et plus intimes. L'art des jardins au moyen âge, est pratiqué par les moines. Ils y plantent diverses espèces légumières et des herbes médicinales. Ces herbes sont appelées également "simples". 

Adopté en France au XIIe siècle, le mot « jardin » dérive, en effet, du francique gart ou gardo signifiant « ceinture » ou « clôture ». Utilisé en gallo-romain comme épithète d'hortus (hortus gardinus), il devient en ancien français jard puis jardin. 

HUMILITÉ

Le jardin enseigne la vraie humilité et sagesse : que faire contre les éléments, les vents qui déracinent ou cassent les branches, les pluies qui écrasent les fleurs ? Que faire contre la sécheresse qui oblige à dérouler des dizaines de mètres de tuyaux pour sauver les plantes en détresse hydrique ?

HUMUS

L'automne et son épais tapis de feuilles mortes fournissent à la terre un engrais naturel important pour son équilibre. Les feuilles mortes sont mangées par les différents insectes, vers, bactéries, vivant dans la haie. Une fois digérées et rejetées, elles deviennent cet engrais si riche en minéraux, très utile pour la régénération des sols.

ILE AUX OIES

Un belvédère est une construction pavillonnaire de type terrasse ou plateforme établie en un lieu surélevé, comportant une table d'orientation afin d'admirer le point de vue. 

Il s'agit d'un élément architectural qui peut être en forme de rotonde ou en carré, pour admirer la vue. Sur « l’ile aux oies », le belvédère est couronné d’une sphère qui « dialogue » avec l’espace et le ciel.

JARDIN

On trouve le jardin dans l’épopée de Gilgamesh, dans la Bible, et chez Homère. On connaît presque tous des jardins de Sémiramis et d’Eden. On a trace d’une expédition égyptienne en Somalie, 15 siècles avant notre ère, pour aller y chercher des plantes rares. Puis, les Grecs, les Romains, les Chinois, firent des merveilles. Les couvents chrétiens, les monastères japonais et les palais arabes rivalisèrent ensuite d’innovations dans l’organisation de leurs jardins. Puis vinrent les paysages italiens, français et anglais. Certains faits d’harmonie et de maîtrise de la nature, d’autres d’abandon et de glorification du monde sauvage. Certains servirent d’écrins à des châteaux, d’autres furent parsemés de ruines. 

JARDIN

Le jardin, c'est la jouissance d'un idéal. On y cherche le meilleur des fleurs, des fruits, le meilleur de la vue et de toutes choses sur terre... La diversité des styles et des esprits montre simplement la diversité d'expression du « meilleur ». Elle montre aussi que le meilleur change avec le temps. Parfois il prend l'aspect d'une arche abritant la vie, parfois un lac où naît la vie, parfois un axe autour duquel elle s'organise. Dans tous les cas il est question de rassembler en un lieu défini l'essentiel d'un monde sur lequel l'homme exerce un contrôle et ménage ses rêves.

JARDIN

Mortegoutte : qui signifie source asséchée. Ce toponyme indique la localisation située à proximité d'une source tarie.

Rivassoux : est l’opposé de Mortegoutte, c’est une rive, une bordure, une limite où coule l’eau. Un panneau pour le confirmer indique que nous sommes dans la rue des « hautes sources ».

JARDIN À L’ANGLAISE

L’organisation du jardin à l’anglaise est une succession de points de vue qui pousse les concepteurs à exploiter ou accentuer plutôt qu’à corriger les accidents du site. Les reliefs deviennent ainsi des belvédères, les escarpements des grottes. Les étendues sont travaillées en miniaturisation. Elles deviennent totalement symboliques de l'espace naturel à grande échelle qui fournit les moyens d'habitat et les denrées vitales fournies par les végétaux et les animaux. La forêt à bois de chauffage et bois de construction devient bosquet. La prairie à brouter devient gazon tondu. L'étang de pêche devient lac d'agrément. 

Dans le jardin à l’anglaise, les parcelles ont des allées irrégulières. Il est d’apparence désordonné mais disposé et construit de façon artistique. Sa conception est irrégulière : chemins tortueux, la végétation en apparence non domestiquée donne une impression de naturel. Les accidents du terrain (vallons, pentes) sont conservés et exploités. Il y a une présence importante d’arbustes, de fourrés et d’éléments architecturaux participant à sa décoration : rochers, statues, bancs. C’est une association de diverses espèces ornementales. Les formes et les couleurs des végétaux sont variées. Les pelouses et les chemins agrémentant le jardin incitent à flâner. 

JARDIN EN MOUVEMENT

Le Jardin en Mouvement tire son nom du mouvement physique des espèces végétales sur le terrain, que le jardinier interprète à sa guise. Des fleurs venant à germer dans un passage mettent le jardinier devant le choix de savoir s’il veut conserver le passage ou conserver les fleurs. Le Jardin en Mouvement préconise de conserver les espèces ayant décidé du choix de leur emplacement. 

Le jardinier du Jardin en Mouvement tente de les infléchir pour les tourner à son meilleur usage sans en altérer la richesse. « Faire le plus possible avec le moins d’énergie possible».

Cet état d’esprit conduit le jardinier à observer plus et jardiner moins. A mieux connaître les espèces et leurs comportements pour mieux exploiter leurs capacités naturelles sans dépense excessive d’ « énergie contraire » et de temps. Dans cette dynamique de gestion, l’une des manifestations les plus remarquables du Jardin en Mouvement vient du déplacement physique des espèces sur le terrain. Ce déplacement rapide et spectaculaire concerne les espèces herbacées à cycle court – annuelles, bisannuelles (coquelicots, bleuets, nielles, nigelles, digitales, molènes, résédas etc …) qui disparaissent sitôt leurs graines formées. Elles réapparaissent à la faveur des accidents du terrain – sols retournés - partout là où les graines, disséminées par le vent, les animaux et les humains, parviennent à germer.

Une économie d’énergie : Le concept du «  jardin en mouvement » se traduit par une gestion de petits espaces de vie laissés au libre développement des espèces qui s’y installent. Ces espaces alternent avec des espaces plus organisés. Les énergies en présence : croissances, luttes, déplacements, échanges, ne rencontrent pas les obstacles ordinairement dressés par le jardinier « ordinaire » qui veut contraindre la nature à la géométrie, à la propreté, à la comparaison de son jardin avec des images stéréotypées issues de catalogues. 

Le jardinier du jardin en mouvement, traque les dépenses « d’énergie contraire » et de « temps perdu » à vouloir lutter contre la nature. Cet état d’esprit le conduit à observer plus et à jardiner moins, à faire le plus possible « avec » et le moins possible « contre ». 

Grâce à ce précieux temps gagné, le jardinier peut mieux connaître les espèces, leurs comportements et leurs capacités naturelles. Cette dynamique de gestion prend en compte le déplacement physique des espèces sur le terrain qui peut-être rapide et spectaculaire.

JARDIN TAYORI

« Au Japon le jardin tayori, est favorable à l’esprit du lieu : le jardinier organise et structure son terrain en fonction de la vivacité du jardin. Il envisage les passages et les espaces plantés. Le jardin tayori apaise les esprits et produit l’émotion chez et les humbles. Il est le départ d’un accès à la longévité et au bonheur ». Zeami 1418.

JARDIN ZEN

Le bouddhisme zen a circonscrit de brèves étendues de pierres et de sable où rien n'est admis que d'immortel et d'où par paradoxe, les végétaux sont bannis : il s’agit d'apprivoiser l'âme à la sérénité, qui est contemplation heureuse du néant.

JARDINIER

Le jardinier, contrairement à l'artiste, n'ajoute pas un objet, un ouvrage aux données de l'univers. Il transforme en ouvrage un arpent de la nature. C'est pourquoi, je suppose, les styles de la musique, de la littérature et des arts sont si nombreux, ceux des jardins si rares qu'il en est moins encore, que d'empires et de climats. 

LUNE

La lune n’est plus

Le printemps n’est plus

Le printemps de jadis !

Moi seul suis encore

Tel qu’autrefois je fus ! 

L’année n’est plus et s’en est allée! 

Je reste ce que je suis, 

Malgré le temps qui passe.

poème japonais du Xe siècle de Isé Monogatari.

MAISON DU DÉTOUR

En lisant la  «la maison du retour » de Jean-Paul Kauffmann, je remarque que nous avons la même façon de ressentir la campagne. Notre maison est entourée de pins des Landes, de chênes, de cèdres, de bouleaux, de pins Douglas.  Elle n’est pas la « maison du retour », mais pour nous, plutôt la « maison du détour », un détour indispensable pour une vie encore pleine de projets et de créations. La maison surplombe un plan d’eau de plus d’un hectare qui s'étale en contrebas sur le versant sud. Cette étendue aquatique capte à chaque heure du jour, mille reflets, projetés à leur tour sur la maison comme des étincelles de vie. 

MÉMOIRE

Certaines plantes savent compter jusqu'à deux. Par exemple la dionaea muscipula, plante carnivore, ne se referme qu'après deux stimulations de ses poils sensoriels. D’autres possèdent une certaine mémoire, disposent d'un sens du goût, sont capables d'émettre des bruits, de mesurer le temps, de prendre des dispositions pour l'avenir, de distinguer entre leurs ennemis et leurs amis, et même de se transférer des gènes les unes aux autres, en utilisant des vecteurs appropriés. 

MESSAGES

Le jardin est porteur de contenus, de messages, de discours, de constructions intellectuelles complexes. Mais le jardin est-il représentable ? On ne le perçoit jamais deux fois de la même façon. Comment rendre alors sa réalité fugitive ? Le jardin est pensé comme « tableau tridimensionnel » où le jardinier travaille sur nature.

MÉTAMORPHOSE

Nul n’est vraiment propriétaire de son jardin : il n’en est que le locataire, hélas, pour un temps donné. S’il n’est pas entretenu, ou abandonné par son propriétaire, le jardin se métamorphose, devient méconnaissable. La nature reprend ses droits et arrange le jardin à sa « façon » où chaque plante se développe en fonction de ses moyens pour conquérir la lumière, la chaleur et les ressources nutritives nécessaires. Le jardin devient un « fouillis inextricable ». Mais tout cela est bien relatif !

NEIGE

Le jardin a pris dans le crépuscule une tonalité pâle comme l’ivoire. Les nuages, qui étaient en arrière plan, ne bougent plus. Une obscurité s’installe peu à peu. La neige au sol contrarie la nuit qui tombe et offre une résistance qui modifie le blanc. Il est adouci, volume superposé aux formes du jardin.  Le bloc du chèvrefeuille accroché à son support est neutralisé : la neige absorbe ses tiges nues, remplit les interstices, gonfle l'ensemble du massif rebondi. Le tilleul résiste à la blancheur, mais ce n'est que le dessous des branches qui procure l'impression de noirceur partielle. Le tronc est perlé de taches blanches de flocons qui se sont agrippés aux rugosités de l'écorce. 

NORD

Au Nord : la tortue noire. Emplacement situé au dos de la maison où il n’y a que de petites ouvertures. Il sera formé d'une forêt ou d'un rideau d'arbres. La tortue représente le nord avec le froid et l’humidité. La tortue induit une notion de protection, de durabilité et de résistance.

ONDULATIONS

Les jardins sont de types différents : jardins secs où l’eau est figurée par des ondulations faites au râteau sur du gravier, jardins avec de l’eau sous forme de rivière, lac, étang... et jardins de composition libre. Les éléments qui peuvent constituer le jardin sont nombreux. Cette liste, non exhaustive, donne quelques exemples des critères exigés dans leur choix et la façon de les utiliser, pour faire comprendre les principes de cette tradition si ancienne rapportée par le Sakutei-ki.

OPPOSITION

La nature et le naturel dans lequel nous sommes s’est construit sur une période d’un milliard d’années, résultat d’un grand nombre d’effets combinatoires, de transformations et de pertes d’espèces vivantes. L’humanité est en opposition avec cette conception qui a fait ses preuves : elle élabore une construction hâtive basée sur le rendement et l’efficacité, concept qui redoute  la loi du hasard, base même de tout système vivant.

ORDONNANCE

Pour commencer un jardin, il faut que les mains bannissent les pierres et les emploient à contenir une terre meuble, irriguée, dépouillée, assujettie à une ordonnance étrangère, rendue propice à une plus subtile fécondité. Les jardins sont rares et parcellaires; leur espace compté se trouve conquis sur l'aridité ou sur la luxuriance, tandis que forêts ou déserts s'étendent sur des grandes étendues.

PARCOURS

Pour une ouverture du jardin sur le monde extérieur la notion d’esthétique entre en jeu. Les points de vues, les passages, les circulations doivent s’intégrer dans le jardin, sans le contrarier. Le jeu de l’eau qui circule à travers les différents bassins implique un parcours lié à la gravité de la pente. Le parcours de l’eau induit un parcours pour le promeneur. Le jardinier-paysagiste s’inspire de ces parcours naturels pour créer un autre parcours parallèle, qui viendra compléter le premier. Il doit trouver comment les passages et les voies de « circulation » vont s’inscrire dans l’espace aquatique du jardin. 

PAYSAGE

Le mot italien «paesaggio» apparaît à propos de la peinture pendant la Renaissance. Il désigne ce que l’on voit du pays, ce que l’œil embrase d’un seul coup d’œil, le champ du regard. Le terme de « paysage » apparaît dans la langue française au moment où se développe dans les Flandres voisines un courant pictural au sein duquel la nature devient le sujet du tableau.

PAYSAGE

Installé en haut du belvédère on observe une vue d’ensemble dominante. La notion de paysage varie selon le passé, la mémoire, le vécu, la sensibilité de chacun. L’analyse d’un paysage ne se résume pas à un simple descriptif des éléments qui le composent, c’est la perception sensible qui en fait le charme. La notion de paysage se réfère à notre culture, à notre affect, contrairement à l'environnement qui est l'étude d'un milieu mesurable. 

PAYSAGE

Etendue de pays que l’on embrasse d’un seul coup d’œil. Ensemble des traits, des caractéristiques et des formes d’un pays, perçus par un observateur.  Le paysage est l’expression observable par les sens (la vue, l’odorat, l’ouïe), à la surface de la terre, de la combinaison entre la nature, les techniques et la culture des hommes. Il est essentiellement changeant et ne peut être appréhendé que dans sa dynamique, c’est à dire l’histoire qui lui restitue sa 4ème dimension.

PAYSAGE

Le paysage, bien cadré, nous éloigne du monde naturel et nous rapproche de l’image. Le cadrage opéré à l’intérieur de l’image devient une composition topologique. La vue apparaît, dans cette logique, comme le support de construction d’une géométrie dans l’espace.

PENSÉE SAUVAGE

Le jardinier se découvre devant sa pensée sauvage. La pensée sauvage a une double signification: on pense à la fleur, la pensée tricolore (Viola tricolor), plante sauvage herbacée. Elle est l'ancêtre de la pensée cultivée de nos jardins et sa dénomination renvoie à la signification symbolique de la violette.

PERCEPTION

La notion de paysage varie selon le passé, la mémoire, le vécu, la sensibilité de chacun. L’analyse d’un paysage ne se résume pas à un simple descriptif des éléments qui le composent. C’est notre perception sensible qui en fait le charme. Un même site observé selon différents points de vue offrira différents aspects. Le point de vue peut être à l'extérieur ou à l'intérieur, au dessus, dominant, ou au dessous dominé. La perception sera différente selon la distance, la durée, l'heure d'observation, et selon le fait que nous regardons le paysage à l'arrêt ou en déplacement.

PERSPECTIVE

A la perspective optique, exploitée dans le modèle classique, se substitue la perspective atmosphérique, inspirée de la peinture anglaise, dans laquelle les effets de profondeur sont créés par la brume qui noie les lointains ou bien par la variation des feuillages des différents bosquets du jardin. 

PERSPECTIVE

Le point de vue est une direction vers laquelle la vue se dirige ou s’arrête. Le point de vue est une opinion, un aperçu, une idée créative.

Le point de vue, en peinture correspond à la « perspective », puis prend le sens figuré de « manière de voir les choses ». Le point de vue se dit aussi d’une construction élevée dans un endroit bien situé, pour montrer un ensemble étendu qui sollicite le regard.

C’est une manière de s’interroger sur les conditions d’articulation du point de vue, vers les possibilités objectives du jardin.  La perspectiva artificialis en opposition à la perspectiva naturalis, met à contribution des calculs pour rendre compte des objets selon le point d’où ils sont appréhendés. La perspectiva artificialis repose sur deux techniques : la linéaire jouant sur les lignes, et l’aérienne jouant sur le dégradé des couleurs. 

PHÉNIX ROUGE

Le phénix est un oiseau fabuleux, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître de ses cendres. Il est au sud et symbolise les cycles de mort et de résurrection. Son emplacement doit se situer sur le devant de l’habitation ayant un espace avec une vue dégagée. 

PLANTER

Après de nombreuses années de travail acharné, à planter, déplanter, couper, tuteurer, tailler, creuser, transformer, adapter, le jardinier est fier du résultat obtenu et souhaite comme un artiste peintre ou sculpteur, montrer son œuvre. 

PLESSIS

Branches entrelacées (plessis), haies, pieux taillés en pointe ou simples palissades, treillis, barrières et même murs de pierres ou de briques permettent d'isoler un espace établi à la mesure de l'homme et installé à l'abri d'une nature, longtemps considérée comme hostile. 

PRINTEMPS

Tous les jardiniers connaissent les exigences du jardin, particulièrement au printemps où la vie n'attend pas pour se manifester. En cette période le jardin est difficile à maitriser, car il faut être partout, tout doit être fait en même temps. Si on néglige le jardin quelque temps, il se rebelle, les liserons, les boutons d’or, les ronces envahissent les plates-bandes.

RÉGULER

La haie avec les fossés, c'est un excellent moyen de réguler les eaux pluviales. Grâce à ses racines, la haie facilite l'infiltration de l'eau dans les nappes phréatiques, ainsi que le drainage du sol. Par cette action, elle limite considérablement l'érosion du sol.

RESPECTER

Shintoïstes et bouddhistes ont le même respect pour toutes les formes de création, considérant une relation primordiale entre l’homme et la nature. Ainsi, dans le jardin zen, la pierre a une tête, un pied, un ventre et une position, debout ou couchée, qu’il ne faut pas contrarier. Grandes et petites pierres se combinent en fonction de leurs tailles, formes, couleurs. La mise en place des pierres doit se rapprocher le plus possible du paysage naturel.

RÊVES

Les jardins sont des rêves, des poèmes, de la musique. Le jardin peut se construire et se composer comme une partition musicale, avec des pauses, des silences, des temps forts, des hauteurs, et des souffles insignifiants. Des chemins tournants ponctuent la surface du jardin, sortes de virgules spatiales le séparant en zones. Un jardin est une partition musicale qui se construit par son rythme. Il ne faut pas hésiter à faire des croquis et des plans couchés sur le papier. L’algèbre est utile pour construire une spirale basée sur le nombre d’or dont le départ est situé au centre du bassin et dont le développement traverse la maison par sa diagonale

SENS

Le jardinier-paysagiste-collectionneur, développe son jardin pour lui donner un intérêt, pour donner du sens à toutes les possibilités : jardin botanique, arboretum, fonction éducative par la présentation des collections. Les directions sont multiples.

SENSUEL

Le jardin est tellement sensuel qu'il me faut réfléchir pour intégrer l'ensemble, j'ai souvent l'impression de tout capter en même temps. Une fraise, une framboise, une fleur de bourrache cueillis en passant, un vent doux qui porte l'odeur des seringats, roses, lilas, oeillets selon l'époque. Une caresse à un arbre, une fleur, le contact des mains avec la terre, le chant des oiseaux, les couleurs, sont des sensations à chaque pas.

SIMPLES

L'art des jardins au moyen âge, est pratiqué par les moines. Une partie du jardin était réservé à l'herbularius où poussait une foule de simples aux effets aujourd'hui oubliés : espèces légumières et herbes médicinales. 

On peut trouver des jardins de forme rectangulaire entourés de murs et de palissades, de plates-bandes surélevées, entourées de lattes de bois ou de briques, destinés à recueillir plantes et légumes, séparés par des allées se croisant.

SPECTACLE

Dans le jardin, les surprises sont nombreuses, des apparitions de fleurs : une orchidée au milieu de l'hibiscus vivace, des marguerites près de l’amélanchier, des graines échappées d'un aménagement précédent. Le jardin s'octroie des fantaisies. C'est un émerveillement dont je ne me lasse jamais, même dans les moments de découragement quand les mauvaises herbes étouffent les fleurs. Émerveillement quotidien, émerveillement saisonnier. Et que dire de l'heure heureuse, quand le soleil commence à décliner, alors que le vent tombe, que les ombres donnent un relief au paysage doré. Des couchers de soleil qui embrasent ou décorent le fond de scène... des soirées où, j'admire le ciel sur fond sonore du chant des grillons. 

TIGRE BLANC

A l'Ouest : le tigre blanc. Il est propice au repos et à la contemplation sous le soleil de fin d'après-midi, il est d'énergie Yin. Il est constitué de petits bosquets d'arbres à feuillage caduc. C’est de là que souffle le vent qui apporte la pluie. Le tigre compose une force intérieure mais aussi extérieure par l’énergie développée par le vent. Le tigre blanc s’intègre par les formes douces et arrondies des bosquets situés en contrebas. Les mélèzes, les deux cèdres et les épicéas coupent partiellement la vision et permettent la contemplation. 

VENT

Il faut à la fois protéger certaines plantes du vent et ne pas bloquer la vue sur l’ensemble du terrain. Pas question de s'enfermer dans un espace trop clos : les plantations doivent s’intégrer dans un aménagement construit afin de faciliter les passages. 

ZEN

La méditation renvoie au jardin zen, au jardin de prière et de contemplation, entouré de haies, mettant à l’abri des regards indiscrets. Le jardin zen est une méditation à ciel ouvert, un secret révélé à qui le mérite. C’est un jardin secret dont la proposition peut s’inverser et devenir le « secret du jardin ». Cette citation entraîne celle de Paul Valéry : « les hommes se distinguent par ce qu'ils montrent et se ressemblent par ce qu'ils cachent ».